La vigne pousse pousse pousse ! Les premiers bourgeons sont déjà sortis, il a fallu commencer non pas à palisser, mais à dépalisser ! C’est-à-dire à mettre à terre les fils qui tiennent la végétation pour pouvoir les remettre un fois que la vigne aura atteint le bon niveau. Le palissage, qui viendra un peu plus tard, consiste en effet à attacher les rameaux et relever les feuilles pour exposer le maximum de surface foliaire au soleil et préserver ainsi les raisins des gelées blanches et des fraîcheurs humides à la surface du sol.
Ainsi, pour le moment, on ne garde que les rameaux fructifères, afin que la vigne puisse alimenter ces grappes en priorité. Tous les autres rameaux pompent la sève et représentent donc une perte d’énergie ; si la sécheresse sévit, la vigne n’aura plus assez de ressources pour nourrir les grappes !
Et puis vient le temps – un peu fastidieux il faut bien le reconnaître – de l’ébourgeonnage. Contraignant mais nécessaire car de cette opération dépend la croissance de la vigne sur les deux prochaines années : mieux vaut ne pas se tromper !
On passe méthodiquement dans chaque rang ôter les bourgeons « gourmands » qui ne fourniront pas de raisins et pompent donc inutilement la sève ; on supprime également toutes les pousses indésirables situées sur le courson, la baguette et le bois de l’année précédente.
On enlève aussi les rameaux qui font doublon, les départs de végétation inutiles qui accaparent des sucres et de la sève au détriment du reste de la vigne. En même temps on palisse et l’on effeuille pour empêcher que les futures raisins ne s’entassent.
Résultat des courses : on limite la croissance des pousses inutiles ou surnuméraires, on soulage la vigne et on évite d’avoir des raisins trop gros, qui mûriront mal.
Il en sera de même plus tard avec le rognage, pour éliminer les excès de végétation – entre-cœurs et rameaux trop longs – pour garder toute l’énergie pour la maturité de la grappe. Ce sera pour fin juin, pour l’instant, les raisins sont encore au stade d’inflorescence et la vigne n’a pas encore fleuri.
Le point en images, avec Pauline qui s’y colle.



















