Un été au vert…

La période estivale n’est pas de tout repos dans les vignes. Frédéric veille au(x) grain(s) mais d’ores et déjà, les conditions climatiques laissent entrevoir un millésime 2006 prometteur.


Si les pentes du Pic Saint-Loup n’ont pas arrêté la canicule du mois de juillet, celle-ci aura tout de même été de moindre intensité que celle de 2003, même si les fortes chaleurs auront duré plus longtemps. Mais le parti pris de Frédéric étant de privilégier de faibles rendements, de l’ordre de 30hl/ha, la vigne n’aura pas trop manqué d’eau. De plus, les vendanges en vert, qui consistent à ôter les grappes surnuméraires, auront contribué à réduire ces besoins en eau. Ces « vendanges vertes » permettent de baisser les rendements, d’aérer les souches et d’espacer les grappes pour ne conserver que les meilleures parmi les meilleures. Les petites pluies du début du mois d’août augurent d’une belle maturation. Tout repose désormais sur les averses de septembre, souvent violentes dans la région. Mais même si les virulents orages de 2005 n’ont pas empêché la réussite du millésime que l’on connaît, les dernières gouttes qui s’abattront sur les vignes seront déterminantes. Toutefois au Clos, l’heure est à l’optimisme : 2006 aurait d’ores et déjà « tout d’un grand »… Les écarts de température entre le jour et la nuit (d’environ une quinzaine de degrés) sont un gage de bonne maturité car les raisins mûrissent mieux quand il y a de grosses variations entre la nuit et le jour. Également, le vent permet d’éviter la pourriture sur les grappes. Côté travaux, Frédéric prépare ses jeunes vignes et les tient prêtes pour les récoltes futures en montant le palissage sur les plantiers (= jeunes vignes). Il surveille aussi de près la maturité des baies et s’active en cave pour que tout soit près le jour J, c’est-à-dire quand le ban des vendanges sera lancé. Tout devra être irréprochable : équipes, état des cuves, machines… Dans une vingtaine de jours tout au plus, tout va se jouer, alors au Clos on croise les doigts et si on marche le nez au vent et que l’on scrute l’horizon, ce n’est pas pour le farniente !

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