Dans les vignes avec Frédéric

Le retour des beaux jours semble amorcé, le printemps pointe le bout de son nez, et pour le saluer, la vigne « pleure » : c’est le signe que les bourgeons ne vont pas tarder à gonfler ! Entendez par là des remontées d’eau qui s’écoule le long des pieds de vignes, conséquence directe de la taille des sarments. D’eau il est encore question, puisque 50 à 60 mm de pluie sont tombés en début de semaine, de bon augure avec le redoux. Autre préoccupation pour Frédéric : la taille, qui touche à sa fin. Dans une quinzaine de jours, ce gros travail, débuté en décembre, sera enfin terminé. Capital, c’est lui qui conditionne les prochaines vendanges, déjà dans les esprits.

La pré-taille notamment, effectuée sur une partie des vignes, a deux utilités majeures :
décaler le débourrement (la sortie des bourgeons), et par conséquent la maturité des baies sur une même parcelle. En évitant que tous les raisins ne soient mûrs en même temps, Frédéric est ainsi assuré de pouvoir ramasser la récolte à temps, en fonction de la maturité optimale de chaque pied. La vendange se réfléchit donc très en amont, dès la taille ! Sachez aussi que les bourgeons les plus éloignés sur le sarment sont aussi les premiers à débourrer.
protéger du gel. En pré-taillant une partie de ses vignes, celles du Triadou, situées sur un terroir plus frais et plus sensible au gel, Frédéric protège ainsi les premiers bourgeons. Car le gel passe par le point de taille et descend à l’intérieur du pied de vigne, donc si on taille trop court, ce sont les premiers bourgeons qui sont atteints ! Par contre, avec des coursons laissés plus longs, ce risque est levé.

Enfin côté cave, le grand chai est enfin terminé ! D’une capacité de 120 barriques, il compte pour le moment 70 fûts. Une extension bienvenue !

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